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Pilotez votre société et votre rémunération avec un expert-comptable spécialisé en SAS
Vous avez créé une SAS pour sa souplesse, et vous découvrez qu’elle exige de la rigueur : des comptes annuels à approuver et à déposer, des décisions à formaliser, et surtout un arbitrage permanent entre salaire et dividendes que personne ne vous a jamais calculé. Nous tenons vos obligations, et nous vous disons ce que chaque décision vous laisse réellement.
- Spécialistes de la SAS : arbitrage rémunération et dividendes, IS, seuils, formalisme.
- Un chiffrage avant chaque décision : vous arbitrez sur des montants, pas sur une intuition.
- De la SASU au groupe : associés, salariés, holding — on suit la structure qui grandit.
- Partout en France : sur place ou à distance, avec le même interlocuteur.

Votre situation
Quel est votre principal enjeu aujourd'hui ?
SAS qui démarre, société qui grandit, structure à réorganiser : dépliez celle qui ressemble à la vôtre.
« Mon entourage me répète que le dividende coûte moins cher que le salaire. Sur le papier je le vois bien, mais je n'ai aucune idée de ce que je sacrifie en retraite, en couverture maladie ou en capacité d'emprunt. »
C'est l'arbitrage central du président de SAS, et il vient de bouger : depuis le 1er janvier 2026, la flat tax est passée de 30 % à 31,4 %, les prélèvements sociaux ayant été relevés de 17,2 % à 18,6 % par la loi de financement de la Sécurité sociale. Le dividende reste hors cotisations sociales — c'est l'atout du statut — mais son avance sur le salaire s'est resserrée. Nous chiffrons les deux voies sur vos chiffres, en intégrant vos droits à la retraite, votre besoin de trésorerie et votre projet immobilier. Le bon équilibre est presque toujours un mélange.
En parler avec un expert →« On m'a conseillé la SAS parce que c'est souple. Mais entre le montant du capital, la répartition entre associés et les clauses des statuts, je ne sais pas ce qui se décide maintenant et ce qui se corrige plus tard. »
La souplesse de la SAS est aussi son piège : là où la SARL est encadrée par la loi, tout se joue dans vos statuts. Ce qui n'y est pas écrit ne vous protégera pas le jour d'un désaccord. Nous cadrons ce qui relève du chiffre — capital, répartition, régime fiscal, rémunération du président — nous construisons votre prévisionnel, et nous coordonnons l'avocat pour les clauses d'agrément et de sortie. Si vous n'en avez pas, nous vous mettons en relation.
En parler avec un expert →« Ma comptabilité est à jour sur le papier, mais je ne m'en sers jamais. Je découvre mon bénéfice au moment du bilan, quand il est bien trop tard pour décider quoi que ce soit. »
Une comptabilité qui ne sert qu'à produire le bilan est une comptabilité à moitié utile. Nous tenons la vôtre en rythme — écritures, TVA, DSN — et votre expert-comptable vous rend des points d'étape en cours d'exercice, avec un résultat prévisionnel et une estimation de l'impôt à venir. Vous arbitrez vos investissements, votre rémunération et vos dividendes pendant qu'il est encore temps d'agir, pas au printemps suivant.
En parler avec un expert →« Je suis prêt à embaucher, mais je n'ose pas annoncer un salaire sans savoir ce qu'il représente pour la société. Et je découvre qu'avec un premier salarié arrivent une convention collective, une mutuelle obligatoire et des déclarations tous les mois. »
Un premier recrutement transforme votre société, et le coût réel d'un salarié n'a jamais grand-chose à voir avec le net qu'on lui annonce. On le chiffre complet avant que vous vous engagiez, aides à l'embauche comprises, puis on prend la paie en charge : bulletins, DSN, déclarations, affiliations. On suit ensuite les effets de seuil qui arrivent avec l'effectif, pour qu'aucun ne vous surprenne un an plus tard.
En parler avec un expert →« Nous grandissons vite. On me parle de commissaire aux comptes, de nouvelles obligations sociales au-delà d'un certain effectif, et je n'ai aucune visibilité sur le moment où ça me tombera dessus. »
Un seuil franchi sans préparation coûte toujours plus cher qu'un seuil anticipé. La nomination d'un commissaire aux comptes s'impose au-delà de deux des trois critères — 5 M€ de bilan, 10 M€ de chiffre d'affaires, 50 salariés — et les seuils sont abaissés pour les filiales de groupe. À cela s'ajoutent les échéances de la facturation électronique, dont la réception s'impose à toute SAS assujettie dès le 1er septembre 2026. Nous surveillons vos indicateurs en continu et nous vous prévenons un exercice à l'avance.
En parler avec un expert →« Un investisseur s'intéresse à nous, et un salarié clé voudrait entrer au capital. Je ne sais ni comment valoriser la société, ni quelle part céder sans perdre la main — et je négocie pour la première fois face à des gens qui font ça toute l'année. »
C'est le moment où la souplesse de la SAS devient un vrai avantage : actions de préférence, droits de vote aménagés, clauses sur mesure permettent d'ouvrir le capital sans perdre le contrôle. Encore faut-il partir de chiffres solides. Nous établissons une valorisation documentée, nous modélisons la dilution sur plusieurs tours — pas seulement celui qu'on vous propose aujourd'hui — et nous préparons le dossier financier que vos interlocuteurs vont éplucher. L'avocat rédige le pacte, votre expert-comptable fournit les chiffres sur lesquels il s'appuie.
En parler avec un expert →
La SAS est libre. C'est ce qui la rend exigeante.
Là où la SARL est encadrée par la loi, la SAS renvoie presque tout à vos statuts et à vos décisions. Cette liberté est un formidable outil quand elle est pilotée, et une source d’ennuis quand elle ne l’est pas : une rémunération jamais recalculée, des décisions d’associés non formalisées, une trésorerie qui dort. Notre rôle est de mettre des chiffres là où il n’y a que des habitudes.
L’expert-comptable idéal pour votre SAS devrait ressembler à quoi ? À quelqu’un qui vous montre ce que chaque décision vous laisse, avant que vous la preniez, et qui reste là l’année suivante pour refaire le calcul. Osmose est né de cette conviction.

Élisabeth Albuquerque
Fondatrice d’Osmose · Experte-comptable

Nous chiffrons vos décisions avant que vous les preniez
Vous rémunérer, distribuer, investir, recruter, créer une holding : chacune de ces décisions se calcule. Vous arbitrez sur des montants, pas sur un conseil entendu à un dîner.

Nous suivons votre société pendant qu'elle grandit
Une SAS change vite : premiers salariés, nouveaux associés, franchissement de seuils. Nous anticipons ces étapes un exercice à l'avance, plutôt que de les constater après coup.

Un endroit où poser les questions qu'on ne pose pas ailleurs
Se rémunérer davantage, faire sortir un associé, vendre dans deux ans : Avec Osmose, vous avez un expert-comptable qui connaît votre SAS et avec qui vous échangez en toute transparence et discrétion.
Les solutions Osmose® pour votre SAS
- Création & Structuration
- Comptabilité
- Rémunération & Fiscalité
- Croissance & Patrimoine

Créez votre SAS sur mesure, pas avec un modèle téléchargé.
Le problème : les statuts de SAS se génèrent en ligne en quelques minutes, et c’est précisément le danger. Cette forme sociale renvoie presque tout à la rédaction : ce que vos statuts ne prévoient pas ne vous protégera pas le jour d’un désaccord entre associés.
La solution Osmose : on chiffre le projet avant l’immatriculation, on cadre le capital et la répartition, on construit le prévisionnel qui servira aussi à la banque, et on coordonne l’avocat sur les clauses.
- Comparaison chiffrée SAS, SASU et SARL sur votre situation réelle
- Capital, répartition des actions et rémunération du président cadrés dès l’origine
- Prévisionnel, dossier bancaire et formalités d’immatriculation

Une comptabilité qui vous sert à décider, pas seulement à être en règle.
Le problème : une SAS doit tenir une comptabilité d’engagement complète, produire ses comptes annuels, les faire approuver et les déposer au greffe. Beaucoup s’arrêtent là — et découvrent leur résultat six mois après la clôture, quand plus aucune décision n’est possible.
La solution Osmose : on tient vos écritures en rythme, on produit vos comptes annuels et votre liasse, et votre expert-comptable vous rend des points d’étape en cours d’exercice pour que les chiffres servent à quelque chose.
- Tenue et révision — livre-journal, grand livre, comptes annuels et fichier des écritures comptables.
- Déclarations — TVA, impôt sur les sociétés et ses acomptes, CFE, DSN pour vos salariés.
- Pilotage — résultat prévisionnel en cours d’année et estimation de l’impôt à venir.

Sachez ce que chaque euro sorti de la société vous laisse.
Le problème : l’arbitrage entre salaire et dividendes se décide souvent une fois, au démarrage, puis ne se recalcule jamais. Or il dépend de votre résultat, de votre tranche d’imposition et de vos projets — et il vient de bouger avec le passage de la flat tax à 31,4 % au 1er janvier 2026.
La solution Osmose : on simule les scénarios sur vos chiffres, protection sociale comprise, et on refait l’exercice chaque année plutôt que de le figer.
- Arbitrage rémunération / dividendes — net disponible, droits ouverts et coût pour la société.
- Optimisation de l’impôt sur les sociétés — taux réduit, calendrier des investissements, déficits.
- Enveloppes du dirigeant — épargne retraite, prévoyance, frais et avantages en nature.

Faites grandir votre société sans vous faire surprendre.
Le problème : une SAS qui se développe franchit des seuils, embauche, accueille des associés, accumule de la trésorerie. Chacune de ces étapes crée des obligations nouvelles, et la plupart des dirigeants les découvrent une fois franchies, quand la marge de manœuvre a disparu.
La solution Osmose : on surveille vos indicateurs en continu, on prépare les étapes un exercice à l’avance, et on structure quand votre niveau réel le justifie.
- Seuils anticipés — commissaire aux comptes, effectif, TVA, facturation électronique.
- Entrée d’associés — valorisation documentée, modélisation de la dilution, dossier de levée.
- Holding et cession — chiffrage du montage, remontée de trésorerie, préparation de la sortie.
Élisabeth Albuquerque, fondatrice du cabinet Osmose®

SAS ou SARL : ce qui change vraiment
Le tableau que nous posons sur la table à chaque création, et à chaque fois qu'un dirigeant se demande s'il a fait le bon choix.
Faites glisser le tableau →
| Sujet | SAS | SARL | Le point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Statut du dirigeant | Le président est assimilé salarié et relève du régime général de la Sécurité sociale. | Le gérant majoritaire est travailleur non salarié et relève de la Sécurité sociale des indépendants. | Ni l'un ni l'autre ne cotise à l'assurance chômage au titre de son mandat. |
| Coût des cotisations | Protection sociale complète, mais cotisations nettement plus élevées à revenu net équivalent. | Cotisations plus légères, avec une couverture et des droits à la retraite moins étendus. | Le vrai calcul se fait à net disponible identique, pas à salaire brut identique. |
| Dividendes du dirigeant | Aucune cotisation sociale, quel que soit le montant distribué. Flat tax de 31,4 % depuis le 1er janvier 2026. | La fraction dépassant 10 % du capital, des primes d'émission et du compte courant supporte les cotisations sociales. | C'est l'avantage majeur de la SAS — et le seul qui justifie parfois à lui seul le choix. |
| Rédaction des statuts | Très grande liberté : gouvernance, majorités, agréments, tout se décide dans les statuts. | Cadre largement fixé par la loi, avec moins de choix mais moins de risques de rédaction. | En SAS, ce que les statuts ne prévoient pas ne vous protège pas. |
| Entrée d'associés | Actions de préférence, droits de vote aménagés, cession libre sauf clause contraire : la forme préférée des investisseurs. | Parts sociales soumises à agrément, cadre plus rigide pour accueillir un tiers. | Si une levée de fonds est envisageable un jour, ce point tranche souvent le débat. |
| Imposition des bénéfices | Impôt sur les sociétés dans les deux cas, avec un taux réduit de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice sous conditions, puis 25 %. Option pour l'impôt sur le revenu possible et temporaire. | Sur ce point précis, la forme sociale ne change rien. | |
| Commissaire aux comptes | Mêmes seuils depuis la loi PACTE : deux des trois critères parmi 5 M€ de bilan, 10 M€ de chiffre d'affaires et 50 salariés. | Les seuils sont abaissés pour les filiales significatives d'un groupe. | |
Vos échéances
L'année d'une SAS, échéance par échéance
Les dates dépendent de votre date de clôture et de votre régime de TVA. Voilà le rythme d'une SAS dont l'exercice se termine au 31 décembre — et c'est votre expert-comptable qui le tient à votre place.
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15 mars
Premier acompte d'impôt sur les sociétés
Les acomptes se versent en mars, juin, septembre et décembre, calculés sur le dernier bénéfice connu. Une société nouvelle en est dispensée sur son premier exercice.
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Début mai
Liasse fiscale et solde de l'impôt sur les sociétés
Déclaration de résultat, annexes et fichier des écritures comptables, pour un exercice clos au 31 décembre. Le solde d'impôt se règle dans la foulée.
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Avant fin juin
Approbation des comptes par les associés
Dans les six mois suivant la clôture, selon les modalités prévues par vos statuts, avec un procès-verbal archivé. C'est aussi le moment où se décide l'affectation du résultat et la distribution de dividendes.
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Dans le mois suivant
Dépôt des comptes annuels au greffe
Un mois après l'approbation, ou deux mois par voie électronique. L'omission expose la société à une amende et son dirigeant à une injonction. Une demande de confidentialité est possible pour les plus petites structures.
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1er septembre 2026
Réception des factures électroniques
Toute société assujettie à la TVA doit être en mesure de recevoir ses factures fournisseurs au format électronique, via une plateforme agréée et une inscription à l'annuaire, sans condition de taille. L'obligation d'émettre suit selon la taille de l'entreprise.
Obligation en vigueur -
15 décembre
Dernier acompte d'impôt et cotisation foncière
Même échéance pour le solde de la cotisation foncière des entreprises. C'est aussi le dernier moment utile pour arbitrer investissements, prime et rémunération avant la clôture.
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Chaque mois
TVA et déclaration sociale nominative
La TVA suit son propre rythme, mensuel ou trimestriel selon votre régime. Dès votre premier salarié s'ajoute la DSN, transmise chaque mois après l'établissement des bulletins de paie.
Simulateur
Salaire ou dividendes : ce qu'il vous reste vraiment
Depuis le 1er janvier 2026, la flat tax sur les dividendes est passée de 30 % à 31,4 %. Déplacez le curseur pour voir ce qu'un expert-comptable regarde à votre place : ce que chaque scénario laisse dans votre poche — et surtout ce qu'il vous ouvre, ou non, en protection sociale.
Cotisations sociales —
Impôt sur le revenu —
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Cotisations sociales —
Impôt sur les sociétés —
Impôt et flat tax —
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Impôt sur les sociétés —
Flat tax à 31,4 % —
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Aucun trimestre de retraite validé, aucune indemnité en cas d'arrêt, et la taxe PUMa peut s'appliquer.Estimation pédagogique, pas un conseil personnalisé. Hypothèses retenues : président assimilé salarié, cotisations patronales 42 % et salariales 22 % du brut, abattement de 10 % sur le salaire imposable, impôt sur les sociétés à 15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 %, flat tax à 31,4 %. Votre résultat réel dépend de votre foyer fiscal, de votre capital, de vos contrats de prévoyance et de votre situation de trésorerie.
Faire chiffrer mon cas réel →(Sans engagement – un premier échange pour y voir plus clair)
Ce que comprend votre premier échange
Avant tout engagement, on prend le temps de comprendre votre situation. Vous décidez ensuite, sans pression.
Échange découverte
On fait le point sur votre activité, vos projets et vos questions du moment. Sans jargon, sans engagement.
Analyse de vos besoins
On identifie ce qui compte vraiment pour vous : statut, rémunération, développement, patrimoine.
Proposition sur mesure
Un accompagnement construit sur vos besoins réels, avec un tarif clair défini à l'avance.
À vos côtés, toute l'année
Une fois lancés, on reste présents : conseil au quotidien, anticipation, points d'étape réguliers.
Vous avez une question ?
Non, la loi ne l’impose pas. Ce qui est obligatoire, c’est le résultat : une comptabilité d’engagement complète avec livre-journal et grand livre, la conservation des pièces pendant dix ans, des comptes annuels approuvés puis déposés au greffe, et des déclarations fiscales et sociales dans les délais. La question n’est donc pas de savoir si vous devez recourir à un expert-comptable, mais si vous pouvez porter tout cela sans erreur en pilotant votre activité. Dans les faits, la valeur d’un expert-comptable pour une SAS se situe rarement dans la saisie : elle est dans l’arbitrage de votre rémunération, l’anticipation des seuils et la représentation en cas de contrôle.
Sur le seul net immédiat, le dividende garde l’avantage : il échappe aux cotisations sociales, alors que le salaire du président assimilé salarié en supporte de l’ordre de 75 à 80 % du net. Mais l’écart s’est resserré au 1er janvier 2026, la flat tax étant passée de 30 % à 31,4 % — les prélèvements sociaux ont été portés de 17,2 % à 18,6 % par la loi de financement de la Sécurité sociale. Surtout, le dividende n’ouvre aucun droit : ni trimestre de retraite, ni indemnité journalière en cas d’arrêt, ni revenu reconnu par une banque. Un président sans aucune rémunération peut par ailleurs être redevable de la taxe PUMa. L’équilibre optimal est presque toujours un mélange, et il dépend de votre tranche d’imposition, de votre âge et de vos projets. Notre simulateur en donne l’ordre de grandeur, nous le calculons ensuite sur vos chiffres réels.
Une SAS tient une comptabilité d’engagement : les opérations sont enregistrées quand elles naissent, pas quand elles sont payées. Cela suppose un livre-journal et un grand livre, un inventaire au moins une fois par exercice, la conservation des pièces justificatives pendant dix ans, et l’établissement de comptes annuels composés du bilan, du compte de résultat et de l’annexe. Ces comptes sont approuvés par les associés dans les six mois de la clôture, puis déposés au greffe du tribunal de commerce. S’y ajoutent la liasse fiscale et le fichier des écritures comptables, les déclarations de TVA, les acomptes et le solde d’impôt sur les sociétés, la CFE, et la DSN mensuelle dès le premier salarié.
Depuis la loi PACTE, toutes les formes de sociétés relèvent des mêmes critères. La nomination s’impose lorsque deux des trois seuils suivants sont dépassés : 5 millions d’euros de total de bilan, 10 millions d’euros de chiffre d’affaires hors taxes et 50 salariés. Ces montants ont été relevés de 25 % par le décret du 28 février 2024 et restent en vigueur. Trois précisions qui changent souvent la réponse : les seuils sont nettement abaissés pour les filiales significatives d’un groupe, l’appartenance à un groupe peut déclencher l’obligation indépendamment de votre taille, et l’appréciation dans le temps mérite un examen au cas par cas. L’omission est un délit pénal. Nous suivons vos indicateurs et vous prévenons avant que la question se pose.
Trois critères tranchent presque toujours. Le statut du dirigeant d’abord : président assimilé salarié en SAS, avec une meilleure protection mais des cotisations plus lourdes, contre gérant majoritaire travailleur non salarié en SARL. Les dividendes ensuite : en SAS ils échappent totalement aux cotisations sociales, alors qu’en SARL la fraction dépassant 10 % du capital, des primes d’émission et du compte courant y est soumise — c’est souvent l’argument décisif. La gouvernance enfin : la SAS laisse presque tout à vos statuts, ce qui permet d’accueillir des investisseurs avec des actions de préférence, quand la SARL offre un cadre plus rigide mais plus balisé. Le régime fiscal des bénéfices, lui, est identique. Nous chiffrons les deux formes sur votre situation avant que vous signiez.
Rien ne vous y oblige : aucun minimum légal ne s’applique à un mandat social, et beaucoup de présidents de SASU choisissent de ne rien percevoir pour éviter les cotisations. Mais un président non rémunéré ne relève d’aucun régime au titre de son mandat : il ne valide aucun trimestre de retraite, n’ouvre aucun droit aux indemnités journalières, et peut se voir réclamer la taxe PUMa. Il rencontre aussi des difficultés bancaires, un dividende étant mal reconnu comme revenu récurrent. Un salaire modeste mais régulier suffit souvent à ouvrir l’essentiel de ces droits pour un coût contenu : c’est ce point d’équilibre que nous calculons.
Si votre SAS est assujettie à la TVA, oui, et sans condition de taille. Depuis le 1er septembre 2026, toute société assujettie doit être en mesure de recevoir ses factures fournisseurs au format électronique, ce qui suppose d’être raccordé à une plateforme agréée et inscrit à l’annuaire. L’obligation d’émettre ses propres factures au format électronique suit un calendrier échelonné selon la taille de l’entreprise. Attention à une confusion fréquente : être exonéré de TVA sur certaines opérations n’est pas la même chose que ne pas être assujetti. Nous qualifions votre situation et nous prenons en charge le raccordement.
Elle l’est quand votre société dégage durablement plus de trésorerie que vous n’en avez besoin, et que vous souhaitez réinvestir plutôt que distribuer. Le régime mère-fille permet alors de faire remonter les dividendes vers la holding en supportant une imposition très réduite, là où une distribution directe vers vous supporterait la flat tax. Elle prend aussi tout son sens en amont d’une cession ou pour structurer un groupe. En contrepartie, elle ajoute une société à gérer, une comptabilité, des comptes annuels et des flux à documenter — et elle doit avoir une substance économique réelle. Nous chiffrons le gain sur votre horizon avant de vous la recommander, et nous vous disons quand il est trop tôt.
Quelques vérifications suffisent à faire le tri. Assurez-vous d’abord qu’il est inscrit à l’Ordre des experts-comptables et qu’il vous remet une lettre de mission : c’est la garantie de base, et elle n’est pas universelle. Demandez ensuite ce qui est inclus au-delà du bilan — un simple dépôt de comptes ne vous aidera pas à décider. Posez une question précise sur votre situation, l’arbitrage rémunération et dividendes par exemple, et regardez si la réponse est chiffrée ou générale. Vérifiez enfin que vous aurez le même interlocuteur d’une année sur l’autre, qu’il sera joignable en cours d’exercice et pas seulement à la clôture, et que ses honoraires vous sont annoncés avant la signature.
Oui, et c’est très courant. Changer de cabinet en cours d’année ne pose pas de difficulté particulière : la profession prévoit une procédure de transmission entre confrères, votre ancien cabinet nous remet votre dossier et la balance à la date de reprise. Nous reprenons ensuite les écritures de l’exercice en cours, nous vérifions les points sensibles — TVA, immobilisations, comptes courants d’associés, formalisme des décisions — et nous produisons le bilan. Si des exercices antérieurs sont incomplets ou si des comptes n’ont pas été déposés, nous traitons aussi le rattrapage. Plus la reprise est engagée tôt dans l’exercice, plus elle est simple.
(Du lundi au vendredi)