Un expert-comptable pour LMNP qui pilote votre projet pour en tirer le maximum

Vous louez un ou plusieurs biens en meublé et vous relevez du statut de loueur en meublé non professionnel. Depuis dix-huit mois, trois réformes ont changé la donne : abattements du micro-BIC divisés, amortissements réintégrés dans la plus-value de revente, prélèvements sociaux portés à 18,6 %. Nous reprenons votre dossier là où il en est, nous vous disons ce que chaque bien vous rapporte réellement après impôt, et nous tenons vos échéances à votre place.

Propriétaire bras croisés devant l'immeuble détenu par sa SCI

Votre situation

Quel est votre principal enjeu aujourd'hui ?

Premier meublé, dossier resté au régime par défaut, portefeuille qui grossit ou revente en vue : dépliez la situation qui ressemble à la vôtre.

Démarrage

« On m'a dit qu'il fallait déclarer l'activité quelque part et obtenir un SIRET, mais je ne sais ni où, ni sous quel délai. Et pour le régime fiscal, je n'ai rien coché : je ne sais même pas dans lequel je suis. »

Vous êtes au micro-BIC, parce que c'est le régime par défaut : personne ne l'a choisi pour vous, il s'est appliqué tout seul. L'urgence est ailleurs — l'immatriculation au guichet unique de l'INPI se fait dans les quinze jours du début d'activité, et elle conditionne tout le reste, à commencer par votre SIRET. Nous prenons cette formalité en charge, puis nous chiffrons immédiatement les deux régimes sur vos chiffres réels. C'est la première année que l'arbitrage rapporte le plus, parce que c'est celle où vos intérêts d'emprunt sont les plus élevés.

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Arbitrage fiscal

« Au micro, je suis imposé sur la moitié de mes loyers sans rien avoir à justifier. C'est simple, mais j'ai le sentiment de payer de l'impôt sur de l'argent qui part directement à la banque. »

Ce sentiment est en général exact, et il se vérifie en un calcul. L'abattement forfaitaire de 50 % remplace vos charges réelles : dès qu'un emprunt court, les intérêts, la taxe foncière, les charges de copropriété et surtout l'amortissement du bien dépassent presque toujours ce forfait. Nous mettons les deux régimes côte à côte sur vos données — loyers encaissés, tableau d'amortissement du prêt, décomposition du bien par composants — et nous vous donnons l'écart en euros. Puis nous refaisons ce calcul chaque année, parce qu'il se resserre à mesure que le capital de votre prêt s'amortit.

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Bascule tardive

« J'ai acheté il y a six ans et je déclare mes loyers au micro depuis le début. Je me dis que si je passe au réel maintenant, j'ai perdu six ans d'amortissement, donc autant ne rien changer. »

C'est le raisonnement qui coûte le plus cher, et il repose sur une idée fausse. Lors du passage au réel, le plan d'amortissement se reconstitue à compter de la date d'acquisition du bien, pas de la date de l'option. Les annuités déjà écoulées sont réputées consommées, mais tout ce qui reste sur la durée d'amortissement de chaque composant demeure déductible — sur un bien de six ans, la part restante est encore largement majoritaire, puisque le gros œuvre s'amortit sur plusieurs décennies. Nous reconstituons ce plan à partir de l'acte et des factures de travaux, nous levons l'option dans les formes, et vous récupérez immédiatement l'effet complet du régime.

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Plus-value & sortie

« J'ai amorti mon bien pendant huit ans, ce qui a effacé l'impôt sur mes loyers. Maintenant on me dit que tout ça va ressortir au moment de la vente. J'ai l'impression d'avoir joué à un jeu dont on a changé les règles en cours de route. »

Les règles ont effectivement changé : depuis les cessions du 15 février 2025, les amortissements de l'immeuble déduits au régime réel viennent minorer le prix d'acquisition retenu pour le calcul de la plus-value, et une réponse ministérielle du 24 mars 2026 a confirmé que les amortissements pratiqués avant 2025 sont eux aussi concernés. Ce qui ne change pas : le mobilier reste hors du mécanisme, les résidences étudiantes, seniors et EHPAD en sont expressément exclues, et les abattements pour durée de détention continuent d'effacer progressivement la plus-value. Nous chiffrons votre exposition réelle et le calendrier de sortie qui la neutralise, plutôt que de vous laisser découvrir le montant chez le notaire.

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Seuil LMNP / LMP

« On me parle d'un seuil de 23 000 €. Avec un deuxième appartement je le dépasse largement, et j'ai lu que ça changeait tout : le régime social, les déficits, la revente. Personne n'a su me dire si j'étais concerné. »

La réponse tient à une nuance que presque tout le monde oublie : les deux conditions sont cumulatives. Il faut que vos recettes annuelles dépassent 23 000 € et qu'elles excèdent les autres revenus d'activité de votre foyer fiscal. Un cadre bien rémunéré peut encaisser 40 000 € de loyers meublés sans jamais basculer ; un retraité bascule beaucoup plus tôt. Le passage n'est pas une option que l'on choisit, il s'impose. Nous suivons votre trajectoire de recettes en cours d'année et nous simulons la bascule avant votre acquisition — coût social, sort des déficits, effet sur la revente — pour que vous achetiez en sachant où vous atterrissez.

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Meublé de tourisme

« J'ai acheté pour louer en courte durée sur la base d'un abattement de 71 %. Aujourd'hui on me parle de 30 %, de plafonds abaissés, de classement, et je ne sais plus dans quelle case je tombe. »

Votre case dépend d'une seule chose : le classement. Un meublé de tourisme non classé est tombé à 30 % d'abattement, dans la limite de 15 000 € de recettes. Un meublé classé conserve 50 %, sous le plafond du micro-BIC. Dans les deux cas, le forfait ne couvre plus les charges d'un bien réellement exploité. Nous reprenons le calcul complet : intérêt du classement au regard de son coût, bascule au réel, et la question que personne ne pose — à partir de quel niveau de services vous basculez en para-hôtellerie, donc dans le champ de la TVA, avec les obligations et la récupération qui vont avec.

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Propriétaire faisant visiter à un couple l'appartement mis en location par sa SCI

Une plateforme LMNP produit votre liasse. Elle ne décide rien à votre place.

Pour 200 € par an, un service en ligne remplit votre 2031 et calcule un amortissement. C’est honnête, et pour certains dossiers c’est suffisant. Mais aucun logiciel ne vous dira que votre arbitrage micro-réel bascule cette année, que votre plus-value latente vient de franchir un seuil, ou qu’un troisième bien vous fera passer en LMP le mois prochain. Ces décisions-là ne se saisissent pas dans un formulaire : elles se calculent, en amont, par quelqu’un qui connaît votre dossier.

La question que je pose toujours en premier, ce n’est pas « quel régime avez-vous choisi ? », c’est « dans combien d’années comptez-vous revendre ? ». Depuis 2025, les deux réponses sont liées. Tant qu’on n’a pas la seconde, on ne peut pas décider de la première sérieusement.

Elisabeth Albuquerque, fondatrice du cabinet Osmose

Élisabeth Albuquerque

Fondatrice d’Osmose · Experte-comptable

La satisfaction client est au coeur de notre ADN

Les solutions Osmose® pour votre activité de loueur en meublé

De l’immatriculation au patrimoine, voilà quatre leviers sur lesquels un expert-comptable pour influenceurs comme Osmose vous accompagne toute l’année.

Deux associés de SCI de générations différentes devant leur immeuble, clés et dossier en main

Démarrez au bon régime, pas au régime par défaut.

Le problème : le micro-BIC s’applique tout seul, sans que personne ne l’ait choisi. Les premières années sont pourtant celles où le régime réel rapporte le plus, puisque les intérêts d’emprunt y sont au maximum. Chaque exercice passé au micro par inadvertance est un exercice perdu.

La solution Osmose : nous prenons en charge l’immatriculation au guichet unique, nous chiffrons les deux régimes dès le premier exercice, et nous levons l’option dans les formes quand elle est favorable.

  • Immatriculation INPI et obtention du SIRET dans les délais
  • Arbitrage micro-BIC / réel chiffré sur vos données réelles
  • Choix du bail et du mode d’exploitation cadrés avant la mise en location
Mains classant les justificatifs de loyer d'une SCI, tenue des comptes par un expert-comptable

Un amortissement qui tient, une liasse déposée dans les délais.

Le problème : au régime réel, la valeur du dispositif repose entièrement sur la qualité de l’amortissement. Un bien amorti sur son prix total sans isoler le terrain, un mobilier confondu avec l’immeuble, une ventilation qu’on ne saurait pas justifier : autant de fragilités qui se révèlent au pire moment, en contrôle ou à la revente.

La solution Osmose : nous tenons votre comptabilité BIC, nous décomposons le bien par composants avec une ventilation documentée, et nous télétransmettons vos déclarations.

  • Régime réel — comptabilité, immobilisations, liasse 2031 et annexes 2033, télétransmission.
  • Micro-BIC — report sur la 2042-C-PRO et vérification annuelle de la pertinence du régime.
  • Reprise d’exercices — reconstitution du plan d’amortissement depuis l’acquisition et régularisation.
Rendez-vous entre une associée de SCI et son expert-comptable autour de documents et d'un ordinateur

Sachez ce que chaque bien vous rapporte, après impôt.

Le problème : le rendement affiché à l’achat n’a presque rien à voir avec ce que vous encaissez réellement. Entre l’impôt sur le revenu à votre tranche, les prélèvements sociaux désormais à 18,6 % en meublé contre 17,2 % en location nue, la CFE et les charges non récupérables, l’écart entre le brut et le net se creuse — et il n’est jamais calculé.

La solution Osmose : nous suivons le rendement net de chaque bien après impôt et prélèvements sociaux, nous surveillons vos seuils, et nous vous alertons avant les basculements.

  • Rendement net par bien — après impôt, prélèvements sociaux et charges réelles.
  • Surveillance des seuils — plafonds du micro-BIC, seuil des 23 000 € et bascule en LMP.
  • Déficits et reports — imputation sur dix ans, amortissements mis en réserve, calendrier des travaux.
Deux associés signant les statuts de leur SCI, clés et maquette d'immeuble sur le bureau

Préparez la revente dès la première année d'amortissement.

Le problème : depuis février 2025, chaque euro amorti sur l’immeuble est un euro ajouté à la plus-value future. Un bailleur qui découvre ce montant chez le notaire découvre aussi qu’il ne peut plus rien y faire : les leviers, eux, se manœuvrent pendant la détention.

La solution Osmose : nous chiffrons votre plus-value latente chaque exercice, nous établissons le calendrier d’abattements qui la neutralise, et nous articulons vos biens meublés avec le reste de votre patrimoine.

  • Plus-value latente — montant réintégrable suivi année après année, mobilier isolé.
  • Simulation de cession — à date choisie, abattements pour durée de détention intégrés.
  • Transmission — articulation avec vos autres revenus, vos sociétés et vos projets de donation.
Un LMNP, ce n'est pas une déclaration à remplir une fois par an. C'est une décision qui court sur vingt ans, avec un point d'entrée, un point de sortie, et beaucoup d'arbitrages entre les deux. Notre travail, c'est que chacun d'eux soit pris sur un chiffre plutôt que sur une intuition.

Élisabeth Albuquerque, fondatrice du cabinet Osmose®

LMNP au micro-BIC ou au régime réel : ce qui change vraiment

Le tableau que nous construisons avec chaque bailleur au premier rendez-vous. Le même bien, les mêmes loyers, deux régimes — et des résultats très différents selon que vous regardez l'impôt de l'année ou le produit de la revente.

Faites glisser le tableau

SujetMicro-BICRégime réelLe point de vigilance
PrincipeAbattement forfaitaire appliqué aux recettes encaissées, sans aucun justificatif à produire.Déduction des charges réellement supportées et amortissement du bien sur sa durée d'usage.Le micro s'applique par défaut : il n'a pas été choisi, il s'est imposé.
Plafond de recettesMeublé longue durée, meublé de tourisme classé et chambres d'hôtes : 77 700 € pour les recettes 2025, puis 83 600 € pour les recettes 2026. Meublé de tourisme non classé : 15 000 €.Aucun plafond. Le réel est accessible sur option, y compris très en dessous des seuils du micro.Le classement d'un meublé de tourisme fait passer le plafond de 15 000 € à celui du micro-BIC.
Abattement50 % en longue durée, meublé classé et chambres d'hôtes. 30 % seulement pour un meublé de tourisme non classé.Sans objet : vous déduisez vos charges réelles, pas un pourcentage.L'abattement de 71 % n'existe plus. Beaucoup de calculs de rentabilité datent d'avant la loi Le Meur.
Intérêts d'empruntNon déductibles séparément : ils sont réputés couverts par l'abattement forfaitaire.Déductibles pour leur montant réel, assurance emprunteur comprise.C'est le poste qui fait basculer l'arbitrage les premières années d'un crédit.
Amortissement du bienImpossible.Possible, par composants et hors quote-part de terrain. C'est le levier principal du régime.L'amortissement ne peut pas créer de déficit : l'excédent est mis en réserve et reste déductible plus tard.
DéficitsAucun déficit possible : le résultat ne peut pas être négatif.Déficit imputable sur les bénéfices de même nature des dix années suivantes.Contrairement au déficit foncier, un déficit LMNP ne s'impute pas sur votre revenu global.
Obligations comptablesReport des recettes brutes sur la déclaration 2042-C-PRO. Rien d'autre.Comptabilité d'engagement, immobilisations, liasse 2031 et annexes 2033 télétransmises.C'est la contrepartie du réel — et la raison d'être d'un expert-comptable sur ce dossier.
Prélèvements sociaux18,6 % sur le résultat imposable après abattement.18,6 % sur le résultat imposable après charges et amortissements, souvent proche de zéro.1,4 point de plus qu'en location nue, restée à 17,2 % : à intégrer dans tout calcul de rendement net.
Plus-value à la reventeAucun amortissement à réintégrer, puisqu'il n'y en a pas eu.Les amortissements de l'immeuble minorent le prix d'acquisition retenu. Le mobilier n'est pas concerné, et les résidences étudiantes, seniors et EHPAD sont exclues du mécanisme.Applicable aux cessions depuis le 15 février 2025, y compris pour les amortissements pratiqués avant cette date.
RéversibilitéRégime par défaut du loueur en meublé non professionnel.Option à lever dans les formes et les délais applicables à votre situation, puis reconduite.Le calendrier d'option a évolué ces dernières années : à vérifier au cas par cas avant de se lancer.

Vos échéances

L'année d'un LMNP, échéance par échéance

Les dates varient selon votre régime et votre situation, et c'est votre expert-comptable qui les tient à votre place. Voilà le rythme d'une activité de location meublée dont l'exercice se termine au 31 décembre.

  • Dans les 15 jours du début d'activité Immatriculation au guichet unique

    La déclaration de début d'activité s'effectue auprès du guichet unique de l'INPI et déclenche l'attribution de votre SIRET. Tant qu'elle n'est pas faite, rien ne peut être déposé ensuite — c'est la formalité que les bailleurs découvrent le plus souvent avec un an de retard.

  • Début d'année Option pour le régime réel

    C'est la décision qui pèse le plus lourd sur votre imposition de l'année. Le calendrier d'option dépend de votre situation et de votre date de début d'activité : nous le vérifions pour vous, et nous levons l'option dans les formes quand elle est favorable.

  • Mi-mai Liasse 2031 et annexes 2033 — régime réel

    La déclaration de résultats de votre activité de location meublée, accompagnée du bilan, du compte de résultat et du tableau des immobilisations et amortissements. Télétransmission obligatoire.

  • Mai — juin Report sur votre déclaration personnelle

    Le résultat se reporte sur la 2042-C-PRO, dans le calendrier de votre département. Au micro-BIC, c'est la seule formalité déclarative de l'année.

  • 1er septembre 2026 Réception des factures électroniques

    Le critère est l'assujettissement à la TVA, et non l'exonération : un loueur dont l'activité relève de la para-hôtellerie est concerné, quelle que soit sa taille. Nous qualifions votre situation et prenons en charge l'inscription à une plateforme agréée.

    Obligation en vigueur
  • Mi-décembre Cotisation foncière des entreprises

    La CFE est due au titre de votre activité de location meublée, dans les deux régimes. L'avis n'arrive pas par courrier : il faut aller le chercher dans votre espace professionnel, ce qui explique la majorité des retards de paiement.

  • 31 décembre Clôture de l'exercice

    C'est le moment des derniers arbitrages : engagement de travaux, acquisition de mobilier, mise en service d'un nouveau lot. Quelques jours peuvent décaler un amortissement d'une année entière.

  • Toute l'année Vos seuils et votre plus-value latente

    Trois compteurs se surveillent en continu, jamais au moment de la liasse : vos recettes cumulées face aux plafonds du micro-BIC, votre trajectoire vers le seuil des 23 000 € qui fait basculer en LMP, et le montant d'amortissements réintégrables accumulé pour le jour de la revente.

(Sans engagement – un premier échange pour y voir plus clair)

Comment ça se passe

Ce que comprend votre premier échange

Avant tout engagement, on prend le temps de comprendre votre situation. Vous décidez ensuite, sans pression.

01

Échange découverte

On fait le point sur votre activité, vos projets et vos questions du moment. Sans jargon, sans engagement.

02

Analyse de vos besoins

On identifie ce qui compte vraiment pour vous : statut, rémunération, développement, patrimoine.

03

Proposition sur mesure

Un accompagnement construit sur vos besoins réels, avec un tarif clair défini à l'avance.

04

À vos côtés, toute l'année

Une fois lancés, on reste présents : conseil au quotidien, anticipation, points d'étape réguliers.

Vous avez une question ?

Un expert-comptable est-il obligatoire en LMNP ?

Non, aucun texte ne l’impose à un loueur en meublé non professionnel. La vraie question n’est donc pas l’obligation, mais l’utilité. Au micro-BIC, vous reportez un chiffre sur votre déclaration et il n’y a effectivement pas grand-chose à déléguer. Au régime réel, en revanche, vous produisez une liasse fiscale, tenez des immobilisations et construisez un plan d’amortissement par composants qui devra être justifiable en cas de contrôle et qui déterminera votre plus-value à la revente. Ce sont trois travaux techniques dont la qualité se mesure en milliers d’euros, dans un sens comme dans l’autre. À cela s’ajoute ce qu’aucun outil ne fait : vous dire quand changer de régime, quand vendre et quand vous allez basculer en LMP.

Combien coûte un expert-comptable pour un LMNP ?

Cela dépend du nombre de biens, du régime et de l’état de votre historique comptable : un studio unique au réel et un portefeuille de six lots avec un passage en LMP à anticiper n’ont rien de comparable. Nous établissons donc un devis après avoir regardé votre dossier, jamais avant, et le tarif est fixé à l’avance pour l’année. Ce que nous vous disons dès le premier échange, en revanche, c’est l’ordre de grandeur de ce que l’arbitrage vous rapporte — sur beaucoup de dossiers financés à crédit, l’économie d’impôt de la première année couvre plusieurs fois les honoraires. Si ce n’est pas le cas chez vous, nous vous le dirons aussi.

Micro-BIC ou régime réel : comment choisir ?

Le calcul se fait sur vos charges réelles, pas sur une règle générale. Au micro-BIC, l’administration retient forfaitairement 50 % de vos recettes comme charges en location meublée longue durée, et vous êtes imposé sur le reste. Au réel, vous déduisez ce que vous payez vraiment : intérêts d’emprunt et assurance, taxe foncière, charges de copropriété non récupérables, assurance propriétaire non occupant, CFE, frais de gestion — et surtout l’amortissement du bien, qui n’existe pas au micro. Dès qu’un emprunt court, ce total dépasse presque toujours l’abattement forfaitaire. Le bon choix dépend aussi de votre horizon de revente, puisque les amortissements déduits au réel viennent désormais élargir la plus-value de cession. C’est le premier calcul que nous faisons, sur vos données et non sur un cas d’école. Et il se refait chaque année, car l’écart se resserre à mesure que vos intérêts d’emprunt diminuent.

Je suis au micro-BIC depuis des années : puis-je encore basculer au réel ?

Oui, et c’est bien plus intéressant que ce que la plupart des bailleurs imaginent. L’idée reçue veut que les années passées au micro soient des années d’amortissement perdues. En réalité, lors du passage au régime réel, le plan d’amortissement se reconstitue à compter de la date d’acquisition du bien : seules les annuités déjà écoulées sont réputées consommées, tout le reste demeure déductible. Sur un bien détenu depuis cinq ou six ans, la part restante est encore largement majoritaire, puisque le gros œuvre s’amortit sur plusieurs décennies. Nous reconstituons ce plan à partir de l’acte d’acquisition et des factures de travaux, puis nous levons l’option dans les formes et les délais applicables à votre situation.

Que change la réintégration des amortissements à la revente ?

Jusqu’en 2025, le LMNP au réel offrait un double avantage : l’amortissement effaçait l’impôt sur les loyers pendant la détention, et il n’était jamais repris à la sortie. Depuis les cessions du 15 février 2025, le prix d’acquisition retenu pour le calcul de la plus-value est minoré des amortissements de l’immeuble déduits au régime réel, ce qui élargit mécaniquement la base imposable. Une réponse ministérielle publiée le 24 mars 2026 a confirmé que les amortissements pratiqués avant 2025 sont concernés eux aussi. Trois éléments tempèrent l’effet : le mobilier reste hors du mécanisme, les résidences étudiantes, seniors et EHPAD en sont expressément exclues, et les abattements pour durée de détention continuent de s’appliquer — l’impôt sur le revenu s’efface après vingt-deux ans de détention, les prélèvements sociaux après trente. Le régime réel reste donc gagnant ; ce qui change, c’est qu’il faut désormais raisonner sur la détention entière plutôt qu’année par année.

Comment fonctionne l'amortissement par composants ?

Un immeuble ne s’use pas d’un bloc : la structure tiendra un demi-siècle, les installations techniques une quinzaine d’années, le mobilier beaucoup moins. Le régime réel permet de traduire cette réalité comptablement en découpant le bien en composants, chacun déduit sur sa propre durée d’usage. Trois principes structurent l’exercice. Le terrain ne s’amortit pas : sa quote-part doit être isolée, et cette ventilation doit pouvoir être justifiée. Le mobilier s’amortit séparément, ce qui n’est pas un détail puisqu’il échappe à la réintégration dans la plus-value. Enfin, l’amortissement ne peut pas créer de déficit : la fraction qui dépasserait le résultat est mise en réserve et reste déductible ultérieurement, sans limite de durée. C’est ce dernier mécanisme qui rend le régime si efficace dans le temps — les années creuses, l’amortissement non consommé n’est pas perdu.

À partir de quand bascule-t-on de LMNP en LMP ?

Deux conditions doivent être réunies simultanément : vos recettes annuelles de location meublée doivent dépasser 23 000 €, et elles doivent excéder les autres revenus d’activité de votre foyer fiscal. C’est la seconde condition que l’on oublie presque toujours. Un salarié bien rémunéré peut encaisser 40 000 € de loyers meublés sans jamais devenir professionnel ; un retraité ou un bailleur dont les revenus d’activité chutent peut basculer sans avoir rien changé à son patrimoine. Le passage n’est pas une option que l’on coche, il s’impose dès que les deux branches sont franchies, et il modifie le régime social, l’imputation des déficits et la fiscalité de la revente. Nous suivons cette trajectoire en cours d’année et nous simulons la bascule avant toute nouvelle acquisition.

Quelles déclarations dois-je déposer chaque année ?

Au micro-BIC, vous reportez simplement vos recettes brutes sur la déclaration 2042-C-PRO et l’abattement s’applique automatiquement : c’est la seule formalité de l’année. Au régime réel, vous déposez la déclaration de résultats 2031 accompagnée de ses annexes 2033, qui comprennent le bilan, le compte de résultat et le tableau des immobilisations et amortissements ; la télétransmission est obligatoire, et le résultat se reporte ensuite sur votre déclaration personnelle. S’y ajoutent, dans les deux régimes, la cotisation foncière des entreprises, dont l’avis n’est pas envoyé par courrier mais mis à disposition dans votre espace professionnel, et le cas échéant les déclarations de TVA si votre activité relève de la para-hôtellerie.

Qu'est-ce qui a changé pour les meublés de tourisme ?

La loi du 19 novembre 2024, dite loi Le Meur, a durci le micro-BIC applicable à la location de courte durée à compter des revenus perçus en 2025. Un meublé de tourisme non classé ne bénéficie plus que d’un abattement de 30 %, dans la limite de 15 000 € de recettes annuelles. Un meublé classé ou une chambre d’hôtes conserve un abattement de 50 %, sous le plafond du micro-BIC. L’abattement de 71 % qui figurait dans beaucoup de calculs de rentabilité n’existe plus. Concrètement, le forfait ne couvre plus les charges d’un bien réellement exploité, et le passage au régime réel devient souvent la seule option cohérente. Il faut aussi qualifier votre situation au regard de la para-hôtellerie : à partir d’un certain niveau de services fournis, l’activité entre dans le champ de la TVA, avec des obligations mais aussi une possibilité de récupération sur l’acquisition.

Vous travaillez à distance : est-ce adapté à un investisseur immobilier ?

C’est même un avantage sur ce type de dossier. Vos biens sont rarement dans la même ville, et votre expert-comptable n’a aucune raison d’être dans l’une d’elles : le travail porte sur des actes, des relevés, des tableaux d’amortissement et des liasses, qui circulent aussi bien de façon dématérialisée. Nous accompagnons des bailleurs partout en France, avec des échanges de documents en ligne et des rendez-vous en visioconférence. Ce qui compte réellement, c’est que vous ayez la même interlocutrice d’une année sur l’autre, qui connaisse l’historique de vos biens sans que vous ayez à le réexpliquer.

(Du lundi au vendredi)